Chemin de Pâques – 5 avril

Nous vous proposons chaque jour un temps de méditation, un chemin vers Pâques.

Les textes sont en grande partie tirés d’un parcours proposé par l’Église Protestante de Genève (Vers la lumière).

Prière

Claude Caux, prieure de la fraternité des Veilleurs

Comme Israël s’avançait vers la terre promise,
ainsi nous sommes en marche vers ton Royaume,
avec le Christ qui nous fait passer des ténèbres à la lumière,
de la mort à la vie.
Loué sois-tu !
Dans notre marche vers Pâques,
apprends-nous à reconnaître les richesses de ton amour
et la diversité de ta grâce.
Aide-nous à en être les témoins.
Seigneur notre Dieu,
écoute notre prière
porteuse de tant d’obscurités
qui accablent aujourd’hui notre monde malade,
et viens raffermir notre courage
dans les difficultés actuelles.
C’est au nom de ton Fils que nous te prions,
lui qui nous a ouvert le chemin de vie,
afin de suivre ses traces
et de parvenir à la joie du Royaume
dès maintenant, et pour la suite des temps.
Amen

Psaume 118, 26-29

Que Dieu bénisse celui qui vient au nom du SEIGNEUR !
Nous vous donnons la bénédiction du SEIGNEUR depuis son temple.
Le SEIGNEUR est Dieu, qu’il nous éclaire de sa lumière !
Avec des branches à la main,
formez le cortège jusqu’aux endroits sacrés de l’autelj !

Tu es mon Dieu, je te dis merci.
Mon Dieu, je reconnais ta grandeur !
Remerciez le SEIGNEUR, car il est bon,
et son amour est pour toujours !

j Il s’agit des coins relevés de l’autel.
La Parole de Vie, Villiers-le-Bel: Société Biblique Française.

Matthieu 21, 1-11

Jésus entre à Jérusalem

Jésus et ses disciples approchent de Jérusalem. Ils sont près de Bethfagé, vers le mont des Oliviers. Alors Jésus envoie deux disciples, en leur disant :
« Allez au village qui est devant vous. Là, vous verrez tout de suite une ânesse attachée avec une corde, et son petit âne avec elle. Détachez-la et amenez-les-moi. On va peut-être vous dire quelque chose, vous répondrez : “Le Seigneur en a besoin.” Et on les laissera partir tout de suite. »
Ainsi se réalise ce que le prophète a dit de la part du Seigneur :
« Dites à la ville de Sion :
Regarde ! Ton roi vient vers toi !
Il est plein de douceur.
Il est monté sur une ânesse
et sur un ânon,
le petit d’une bête qui porte des charges. »b
Les disciples partent et ils font tout ce que Jésus leur a commandé. Ils amènent l’ânesse et l’ânon. Ils posent des vêtements sur eux, et Jésus s’assoit dessus. Beaucoup de gens étendent des vêtements sur le chemin. D’autres coupent des branches d’arbres et ils les mettent sur le chemin. Les foules qui marchent devant Jésus et celles qui le suivent crient :
« Gloire au Fils de David ! Que Dieu bénisse celui qui vient en son nom ! Gloire à Dieu au plus haut des cieux ! »
Quand Jésus entre à Jérusalem, toute la ville est bouleversée.
Les habitants demandent :
« Qui est cet homme ? »
Les foules répondent :
« C’est le prophète Jésus, de la ville de Nazareth en Galilée. »

b Voir Zakarie 9.9.
La Bible Parole de Vie, Villiers-le-Bel: Société Biblique Française, 2000.

Commentaire

Vanessa Trüb, pasteure

« Hosanna, Sauve donc ! »
Face à cette douloureuse pandémie, de quoi Jésus-Christ peut-il nous sauver ? L’ânon, qui porte Jésus, déploie toute une symbolique pour entrer dans cette question. Il porte Jésus, qui va bientôt mourir, et aussi ressusciter. L’horizon de la mort est donc là, terrible, irréversible. Mais la mort n’a pas le dernier mot. Quelque chose d’autre peut et va advenir. L’ânon qui porte en lui-même, un devenir, une croissance, veut nous aider à porter notre regard sur Celui qu’il porte, le Ressuscité. Le Christ nous sauve ainsi de nos peurs face à notre finitude. Il ne nous sauve pas de la mort, ni de la souffrance générée par elle, mais il nous sauve de la peur de la mort de nos proches, de la peur de notre propre mort face à la maladie, en déployant l’Espérance. L’Espérance d’une vie nouvelle, offerte à tous, par pur amour. L’Espérance en devenir, de devenir, corps glorieux, corps tout spirituel. L’ânon est aussi une monture des rois en temps de paix. Roi du monde spirituel, Jésus veut nous sauver de nos colères destructrices, de nos sentiments d’injustice ou d’impuissance face à la pandémie, en nous offrant la paix de Dieu. Une paix, en temps de guerre intérieure, une paix qui ouvre à la compassion, malgré tout. Une paix à accueillir peut-être, au travers de la méditation des Ecritures et à essayer de mettre en œuvre en soi comme autour de soi. L’ânon a un pas constant. Il permet à Jésus d’avancer au milieu de la foule, avec constance. Jésus est ainsi au milieu de l’humanité comme avec nous tous, constamment. Jésus peut ainsi nous sauver de l’abysse de nos tristesses, en étant avec nous, comme une manne inépuisable, comme une source d’eau vive. Nous pouvons l’expérimenter par la prière, qui nous invite à la confiance et à la fraternité. Qu’en ce dimanche des Rameaux, nous puissions faire mémoire que nous sommes des « christophores », des « porteurs du Christ », dont le «Seigneur a besoin », à l’image de l’ânon, des porteurs de confiance, de compassion, d’espérance.

Hosanna

Carl Tuttle JEM336

Hosanna, hosanna,
Hosanna au plus haut des cieux.
Hosanna, hosanna,
Hosanna au plus haut des cieux.

Nous célébrons ton nom,
D’un cœur reconnaissant,
Tu es le Seigneur glorieux.
Hosanna au plus haut des cieux.

Gloire, gloire,
Gloire à Jésus notre Roi.
Gloire, gloire,
Gloire à Jésus notre Roi.

Bénédiction

Dieu nous envoie maintenant comme disciples,
pour prendre soin les uns des autres,
pour vivre l’Evangile,
pour habiter l’espérance.
Que le Seigneur vous bénisse de toutes ses bénédictions.
Que sa volonté soit faite en vous et par vous !
Que sa compassion rayonne en vous et par vous !
Que son Evangile se répande en vous et par vous !
Que son règne vienne en vous et par vous ! Amen.

Pour marque-pages : Permaliens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *