Chemin de Pâques – 9 avril

Nous vous proposons chaque jour un temps de méditation, un chemin vers Pâques.

Les textes sont en grande partie tirés d’un parcours proposé par l’Église Protestante de Genève (Vers la lumière).

Prière

Marc Pernot, Pasteur https://jecherchedieu.ch

Notre Père, en un soir que ce jeudi nous rappelle,
ton Fils a lavé les pieds de ses disciples,
lui le Seigneur et le Maître, s’est fait serviteur,
ton Fils a donné les promesses de la vie éternelle,
ton Fils a rompu le pain et offert la coupe.
Seigneur, tu es le même hier, aujourd’hui, éternellement.
C’est la même voix, ta voix, qui nous invite.
C’est la même main, ta main,
qui nous tend le pain de vie de l’Évangile,
et c’est ton fils, avec nous jusqu’à la fin du monde,
qui nous verse en notre coupe une vie nouvelle.
C’est la même prière, qui n’a jamais cessée,
pour la fidélité de tes enfants
et qu’ils s’unissent dans le corps même corps du Christ.
C’est le même amour qui nous aime le premier,
l’amour qui va jusqu’à donner sa vie pour ceux qu’il aime.
Seigneur, toi qui es le même,
à nous qui sommes les mêmes, faibles et pécheurs,
tu accordes ta grâce, ton pardon, et ta paix,
la même grâce pour chacun de tes enfants,
puisque telle est ta tendresse de Mère.
Amen.

Psaume 116

Comment rendre au Seigneur le bien qu’il m’a fait ?

J’aime le SEIGNEUR,
car il m’écoute quand je crie vers lui.
Il a tendu vers moi son oreille,
et toute ma vie, je ferai appel à lui.

La mort me tenait déjà attaché,
le monde des morts m’avait pris dans ses chaînes,
j’avais très peur et j’étais très malheureux.
J’ai appelé le SEIGNEUR par son nom :
« Ah ! SEIGNEUR, sauve-moi ! »
Le SEIGNEUR a pitié, il est juste,
notre Dieu aime avec tendresse.
Le SEIGNEUR protège les gens simples,
j’étais faible, il m’a sauvé.

Allons, je dois retrouver mon calme,
car le SEIGNEUR m’a fait du bien.
Tu m’as sauvé de la mort, tu as essuyé mes larmes,
tu m’as empêché de tomber.
C’est pourquoi je marcherai sous le regard du SEIGNEUR,
sur la terre des vivants.

J’ai gardé confiance,
même quand je disais : « Je suis vraiment très malheureux ! »
Je ne savais plus où j’en étais,
je disais : « Tous les humains sont des menteurs ! »
Comment rendre au SEIGNEUR
tout le bien qu’il m’a fait ?
Je lèverai la coupe de la victoire
et j’appellerai le SEIGNEUR par son nom.
Je tiendrai mes promesses envers le SEIGNEUR,
devant tout son peuple.

Le SEIGNEUR souffre
en voyant mourir ses amis fidèles.
Ah ! SEIGNEUR, je suis ton serviteur,
oui, ton serviteur, le fils de ta servante.
Tu as détaché mes chaînes.
Je t’offrirai un sacrifice pour te remercier
et j’appellerai le SEIGNEUR par son nom.

Je tiendrai mes promesses envers le SEIGNEUR,
devant tout son peuple,
dans les cours de la maison du SEIGNEUR,
au milieu de toi, Jérusalem.
Chantez la louange du SEIGNEUR !

La Bible Parole De Vie, Villiers-le-Bel: Société Biblique Française, 2000.

Jean 13,1-16

Jésus lave les pieds de ses disciples

C’est le dernier jour avant la fête de la Pâque. Jésus sait que le grand moment arrive pour lui : il doit quitter ce monde et aller auprès du Père.
Il a toujours aimé ses amis qui sont dans le monde, et il les aime jusqu’au bout.
Jésus et ses disciples prennent le repas du soir. L’esprit du mal a déjà mis dans le cœur de Judas, le fils de Simon Iscariote, l’intention de livrer Jésus.
Mais Jésus est venu de Dieu et il va auprès de Dieu. Jésus sait cela, et il sait aussi que le Père a tout mis dans ses mains. Pendant le repas, il se lève, il enlève son vêtement de dessus et il prend un linge pour le serrer autour de sa taille. Ensuite, il verse de l’eau dans une cuvette. Il se met à laver les pieds de ses disciples et à les essuyer avec le linge qu’il a autour de la taille. Il arrive près de Simon-Pierre, qui lui dit :
« Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds ? »
Jésus lui répond :
« Maintenant, tu ne sais pas ce que je fais, mais tu comprendras plus tard. »
Pierre lui dit :
« Non ! Tu ne me laveras jamais les pieds ! »
Jésus lui dit :
« Si je ne te lave pas les pieds, tu ne pourras pas être avec moi. »
Simon-Pierre lui dit :
« Alors, Seigneur, ne me lave pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! »
Jésus lui répond :
« Celui qui s’est baigné n’a pas besoin de se laver, sauf les pieds. En effet, il est propre tout entier, il est pur. Vous, vous êtes purs, mais pas tous. »
Jésus sait qui va le livrer, c’est pourquoi il dit :
« Vous n’êtes pas tous purs. »
Quand Jésus a fini de laver les pieds de ses disciples, il remet son vêtement et il s’assoit. Il leur dit :
« Est-ce que vous comprenez ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison : je suis Maître et Seigneur. Alors si moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. Je vous ai donné un exemple : ce que je vous ai fait, faites-le vous aussi. Oui, je vous le dis, c’est la vérité : le serviteur n’est pas plus important que son maître, l’envoyé n’est pas plus important que celui qui l’envoie. Maintenant, vous savez tout cela. Vous serez heureux si vous le faites. »

La Bible Parole De Vie, Villiers-le-Bel: Société Biblique Française, 2000.

Commentaire

Marc Pernot, Pasteur https://jecherchedieu.ch

Jésus revêt un linge et se met à laver les pieds de ses disciples. Quelle était le sens de ce geste à l’époque ? C’était un travail de femme dans la Bible (1 S 25,41, 1 Tim 5,10) et dans d’autres textes antiques, où l’on voit que ce « linge » dont il est question est un tablier de femme (Vie d’Ésope I:61, Hérodote VI:19). Jésus se présente ici en servante, ce qui est bouleversant, dans les deux sens du terme :

1) Il se fait serviteur. Il arrive dans la Bible que Dieu soit comme cela : il promet à Jacob de le suivre pour le secourir (Gn 28,15), et dans cette bénédiction « l’Éternel lève son visage vers toi » (Nb 6) Dieu se place en dessous de nous afin de nous porter. Jésus reprend cela par son geste et en fait le cœur de sa théologie et de son éthique : Dieu fait tout ce qui est en son pouvoir pour nous ; si cette façon d’être pouvait nous inspirer, cela changerait le monde.

2) Jésus se fait même servante, il laisse son vêtement d’homme et s’habille en femme, ce qui était interdit (Dt 22,5). je pense que c’est cela qui choque le plus, en particulier Pierre. Un texte du IIe siècle (Évangile selon Marie 17,14) dit que Pierre a été le plus virulent pour ne pas accepter qu’une femme, Marie-Madeleine, ait été faite par Jésus apôtre des apôtres (Jn 20,17-18). Ce geste étonnant de Jésus se présentant en servante précise la façon dont Dieu nous sauve, non par le pouvoir et la force, Dieu nous accouche, nous allaite, nous soigne, nous élève avec tendresse et patience.

3) Jésus est au service tout en se déclarant Maître et Seigneur. Lui, mâle, se présente en femme pleine de personnalité, de liberté et de caractère. Cela dit haut et fort qu’en Christ, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus ni homme ni femme (Ga 3,28), que nous sommes tous et toutes unis en Christ, héritiers de la même promesse, ayant tous et toutes le droit de faire la vaisselle, comme celui de proclamer l’Évangile du Christ dans le monde.

O Jésus, tu nous appelles

Psalmodie morave – JEM244. 
Texte de Nikolaus Ludwig von Zinzendorf © Domaine public

https://youtu.be/-OvRsPOUtYw

O Jésus, tu nous appelles,
À former un même corps,
À rester toujours fidèles,
Tous unis dans nos efforts.
Que jamais rien ne sépare
Ceux qui veulent te servir,
Mais que ton amour s’empare
De nos cœurs pour les unir.

O Jésus, c’est ton sang même,
Qui scella notre unité.
Apprends-nous comment on aime:
Donne-nous ta charité.
Que l’on trouve en ton Église
Le modèle de la paix !
Pour que rien ne la divise,
Rends-nous frères pour jamais !

O Jésus, priant le Père
Pour tous ceux qu’il t’a donnés,
Tu rassembles sur la terre
Un seul peuple racheté.
Nous qui te prenons pour maître
En témoins obéissants,
En aimant faisons paraître
Que nous sommes tes enfants.

Bénédiction

Marc Pernot, Pasteur https://jecherchedieu.ch

Dans sa 1ère lettre (3,16-18), Jean nous dit :
Petits-enfants, n’aimons pas seulement en paroles
mais en action et en fidélité.
À ceci nous avons connu l’amour,
c’est qu’il a donné sa vie pour nous,
nous aussi, nous pouvons donner de notre vie
pour nos frères et sœurs.

L’Éternel te bénit, et te garde fidèlement,
L’Éternel fait briller sur toi sa lumière, et t’accorde sa grâce,
L’Éternel lève son visage vers toi et te donne la paix !

Béni sois-tu ô Dieu source de vie.

Chant 

Introduction de Bertrand :
Jean-Marc Razafindranary est un de mes collaborateur à la Ligue pour la Lecture de la Bible en France.
Je vous propose ici un chant composé pour le jeudi Saint mis en ligne sur notre site et sur notre page FaceBook.
Bon écoute à vous

Pour marque-pages : Permaliens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *